La canne blanche électronique, explications !

La canne blanche « de signalisation » a vu le jour à peu près simultanément en 1930 aux États Unis, sous l’impulsion du Lions club, et à Paris sous celle de madame Guilly d’Herbemont.

Elle a été conçue pour être reconnue visuellement et protéger les personnes aveugles ou déficientes visuelles des accidents pouvant être causés involontairement par des tiers.

Elle est devenue, associée à une formation adaptée, une aide à la locomotion en permettant d’identifier par contact les obstacles situés au dessus du sol. Une personne utilisant une canne blanche comme aide à la mobilité  perçoit généralement les obstacles situés à 1,70 m de distance. C’est relativement peu en rapport avec des déplacements longs et ça limite la vitesse du déplacement pour les malvoyants physiquement valides. En outre, ça occasionne des chocs à chaque contact avec un obstacle.

Des chercheurs se sont donc penchés sur l’apport des nouvelles technologies aux fonctionnalités de la canne blanche. C’est du CNRS d’Orsay (René Farcy) qu’est issu le « Tom Pouce », (TP), au début des années 2000.

Il s’agit d’un boîtier électronique fixé juste au dessous de la poignée de la canne blanche, boîtier qui émet une vibration lorsque ses faisceaux (infra rouge pour les modèles TP1-TP2 et laser pour la nouvelle génération : TP3), détectent un obstacle à une distance réglable entre 0,50 m, 6 m et 15 m. Le boîtier transmet une vibration que la personne aveugle ressent directement par la poignée.

Le préalable à la demande d’un « Tom pouce » est une parfaite maîtrise de la canne blanche, telle qu’elle peut être acquise dans un centre spécialisé. Lorsque la personne malvoyante se sert de sa canne blanche pour des déplacements réguliers, la question se pose pour elle d’améliorer sa mobilité en demandant l’attribution d’un « Tom Pouce ». L’appareil doit être mis en main lors d’un stage de formation d’une semaine et le coût global (appareil et formation) est de 2800 € pour le « Tom Pouce 2» de deuxième génération.

Mais le déficient visuel bénéficie gratuitement de la mise à disposition du boîtier électronique ainsi que de la formation à son utilisation.

Pour ce faire, l’ACBE Grand Sud (Association Cannes Blanches Électroniques) dont c’est la vocation, met en œuvre un certain nombre de dispositifs lui permettant de recueillir les fonds nécessaires :

-Par des partenariats :

Notamment celui de la CPAM de la Haute-Garonne qui apporte son aide significative sur son département depuis la création de l’Association,

Plus récemment avec la fondation Visio pour le développement des autres régions du Grand Sud,

-Par des appels aux dons auprès de grandes entreprises et de banques :

Cap Gemini, Sanofi, Novilis Immobilier, Astronef, Crédit Mutuel, Caisse d’Épargne,

-Et, bien sûr, le Lion club international, par la générosité des clubs.

Pour Midi-Pyrénées, Aquitaine, Languedoc-Roussillon et le Limousin, l’ACBE Grand Sud, dont le siège est à Toulouse, à la maison des Lions, 12 rue de l’Étoile (mail : acbegrandsud@gmail.com), assure l’approvisionnement des « Tom Pouce » ainsi que la formation des bénéficiaires.

L’ACBE est présidée par Pierre-Michel GACHET (Lions club Toulouse Capitole) et l’Ariège y est représentée, au conseil d’administration par Daniel Desaint, du Lions club de Mazères Plaine d’Ariège, et par Gabrielle Cambus, du Lions club de Mirepoix Pays cathare, comme déléguée pour l’Ariège.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :